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LA VILLE ISOLÉE

Le dernier Siège de Bilbao, le plus long des quatre que la ville eut à subir au XIXe siècle, se produisit dans le contexte de la dernière Guerre carliste (1872-1876) et commença le 29 décembre 1873, le jour où les carlistes coupèrent le trafic fluvial de l’estuaire en tendant des chaînes à différents points du cours.
Les défenses de la ville consistaient en une combinaison de batteries, portes, retranchements, barricades et clôtures tout autour du centre urbain. Les installations militaires, comme les forts de Miravilla et du Morro ou les postes avancés d’Abando et de Campo Volantín, étaient quant à eux situés hors de l’enceinte fortifiée.
L’étape la plus dure du Siège débuta le samedi 21 février avec le bombardement de la ville. Les carlistes purent facilement bombarder Bilbao car l’armée des libéraux était retenue dans les célèbres et sanglantes batailles de Somorrostro.
Pendant les 120 jours que dura le Siège, on comptabilisa jusqu’à 6 785 projectiles, un rationnement dut être mis en place
à partir du 23 mars et la ville subit de nombreuses pertes humaines
et matérielles.
Après la défaite carliste aux batailles de Somorrostro, les troupes gouvernementales parvinrent à briser le Siège le 2 mai 1874 à cinq heures de l’après-midi en entrant par le pont San Antón, le seul qui permettait l’accès de
la cavalerie, sous le commandement du général Concha.